Histoire du musée
L'Hôtel de Lalande
En 1775, Pierre de Raymond de Lalande (1727-1787), conseiller au parlement de Bordeaux, achète un grand emplacement près du palais Rohan, paroisse Saint-Christoly, pour lequel il demande l'autorisation de faire bâtir son hôtel particulier en 1778.
L'hôtel de Lalande fut édifié à la fin de l'Ancien régime pour une riche famille de parlementaires bordelais. Sobre et imposant, cet hôtel particulier construit entre cour et jardin compte parmi les plus belles demeures aristocratiques du XVIIIe siècle bordelais.
Mise en vente dès 1828, la propriété des héritiers Lalande change plusieurs fois de mains au cours du 19e siècle. L'hôtel est enfin acheté en 1839 par le négociant, Jean-Baptiste Duffour Debarte, qui lègue ce bien à son fils, Lodi Martin Duffour Dubergier, maire de Bordeaux de 1842 à 1848.
Une Prison Bordelaise
A la mort de Duffour Dubergier en 1860, c'est le négociant Antoine Dalléas qui en devient propriétaire. Puis la Ville de Bordeaux acquiert l'hôtel de Lalande pour y placer les services de la police et des mœurs en 1880.
En 1887, l'hôtel de Lalande devient Caserne municipale, l'aile des communs accueille écurie, magasin à foin, cour de passage et sellerie, tandis que les services de la sûreté et des mœurs -division municipale, commissaire central et petit parquet- s'installent dans le corps de logis principal.
L'ancien jardin, clôturé de grands murs et planté de plus de soixante arbres sur trois rangs, de gazon, de plantes ou d'arbustes, disparaît au profit d'une vaste prison construite de solides murs en pierre formant un quadrilatère. Les services de police quitteront définitivement l'hôtel de Lalande en 1964.
Les Débuts du Musée
A la mort de Duffour Dubergier en 1860, c'est le négociant Antoine Dalléas qui en devient propriétaire. Puis la Ville de Bordeaux acquiert l'hôtel de Lalande pour y placer les services de la police et des mœurs en 1880.
La guerre conduit le musée à fermer ses portes en 1940, et le 2 juillet 1955, le musée rouvre au public sous le nom de musée des Arts décoratifs.Le réaménagement complet des salons de l'hôtel de Lalande a été orchestré après la guerre par Xavier Védère, conservateur des archives municipales.Les collections du musée s'étendent désormais du Moyen-âge à la fin du XVIIIe siècle, et illustrent les arts appliqués du bois, du fer, de la terre, et du feu. La richesse et la variété des collections de faïences et de porcelaines place le musée des Arts décoratifs au premier rang des collections françaises de céramiques.
Nommée conservateur du musée en 1972, Jacqueline du Pasquier étend les espaces d'exposition. L'étage des combles ouvre au public, l'aile des communs remaniée reçoit la collection Jeanvrot et accueille des espaces d'expositions temporaires.
Le MADD actuellement
En 1984, le musée est réaménagé pour évoquer une riche demeure aristocratique, emblématique du siècle des Lumières bordelais. Ses collections constituent un exemple des arts décoratifs français, en particulier bordelais, des XVIIIème et XIXème siècles, et un témoignage de l'histoire de Bordeaux, grand port de négoce au XVIIIème siècle.En 2013, son nom évolue en « musée des Arts décoratifs et du Design ». Depuis, le madd-bordeaux développe une programmation conséquente faisant dialoguer arts décoratifs et design, notamment à travers la présentation renouvelée de sa collection de design au sein des espaces dédiés aux collections anciennes et l'organisation d'expositions temporaires.
Pour en savoir plus sur le musée actuel, visiter notre page “Le musée aujourd'hui” !